Athlète Sportcom de la semaine : Valérie Tétreault
2009.07.10 | www.sportcom.qc.ca

Après avoir remporté deux tournois de suite au début du mois de juin, et ce, malgré la grippe, Valérie Tétreault, s’est rendue jusqu’en quart de finale du tournoi de tennis Empire Loan, à Boston, la semaine dernière. Ces performances lui ont permis de pointer pour la première fois parmi les 200 meilleures joueuses au monde à la sortie du classement de la WTA, lundi dernier. Maintenant 195e raquette mondiale, la Québécoise a été nommée Athlète Sportcom de la semaine du 6 juillet 2009.

En 2008, après s’être tenue à l’écart de la compétition pendant plusieurs mois pour soigner des blessures et réfléchir à son avenir, l’athlète de Saint-Jean-sur-Richelieu avait fait une apparition dans le tableau de qualifications de l’édition montréalaise de la Coupe Rogers. Elle a ensuite effectué son retour complet à l’automne dernier, plus déterminée que jamais. « J’étais vraiment proche d’abandonner, raconte Valérie, mais après quelques semaines, le tennis me manquait déjà. Je sentais qu’il y avait encore quelque chose. Par contre, j’avais besoin de guérir mes blessures. »

En se retirant aussi longtemps, la joueuse de 21 ans savait qu’elle perdrait plusieurs points au classement mondial et qu’elle devrait trimer dur pour récupérer son retard. « Ç’a été un moment qui n’a pas été facile, mais ça m’a changée. Maintenant, je réalise le plaisir que j’ai à faire ce que je fais, car je l’ai choisi. Et j’ai accompli des choses que je ne pensais pas accomplir. »

Outre ses deux victoires printanières aux classiques East West Bank (Carson, Californie) et Hunt Communities (El Paso, Texas), Tétreault est très fière d’avoir été sélectionnée, l’hiver dernier, au sein de l’équipe canadienne à la FedCup. « J’étais honorée qu’on me fasse confiance. »

Objectif top-150

Oui, le temps a donné raison à Valérie. Lorsqu’elle s’est présentée sur le terrain, en octobre dernier, pour participer aux derniers tournois de la saison, la Québécoise occupait le 624e rang mondial. Pouvant défendre quelques points, elle avait terminé l’année postée au 414e rang. Maintenant 195e, c’est un bond de plus de 200 rangs qui étonne surtout la principale intéressée. « Je ne m’attendais pas à gravir les échelons aussi rapidement. Je croyais en mes chances de percer le top-250 d’ici la fin de la saison, mais être 195e! Les choses déboulent vite, mais je garde les deux pieds sur terre. »

Elle met maintenant le cap sur les 150 premières au monde, classement qu’elle espère atteindre d’ici la fin de la saison. Frapper à la porte du top-100 sera ensuite le prochain objectif.

Pour ce faire, elle est épaulée par l’entraîneur Jack Cipriani qui la suit de tournoi en tournoi. « C’est un investissement qui vaut son pesant d’or », explique celle qui bénéficie à temps plein des compétences de son entraîneur depuis le début de la saison. « Nous avons établi une belle relation de confiance. Nous avons progressé ensemble », ajoute-t-elle.

Bien que sa carrière l’entraîne de semaine en semaine aux quatre coins du monde, la maison ne lui manque pas trop. « C’est sûr que c’est plus facile lorsque je gagne que lorsque je perds, mais maintenant, au moins je ne suis plus toute seule. »

Pour se désennuyer, rien de mieux qu’un bon livre (de préférence un roman de Marie Laberge) ou des DVD (comédies ou séries télé), selon Valérie. Mais c’est bien parce que la saison de hockey est terminée que son entraîneur et elle visionnent des épisodes de Lost (ils en sont à la moitié de la troisième saison) sur la route, car elle se dit une grande fan du Canadien. Lorsqu’elle ne pouvait pas regarder les matchs sur Internet, elle se tenait toujours informée le plus possible.

Chez les joueuses de tennis québécoises, elle est LA référence en hockey. Par exemple, c’est elle qui a tenu informé Aleksandra Wozniak sur la transaction impliquant Mike Komisarek, joueur qu’affectionne sa compatriote. « Elle ne pouvait pas tout suivre là où elle était alors elle m’envoyait des messages textes sur mon cellulaire pour que je lui transmette les informations », raconte en riant Tétreault qui estimait pour sa part beaucoup Chris Higgins. « Il va falloir que j’en choisisse un autre maintenant! » lance-t-elle.

Actuellement à Grapevine, au Texas, où elle vient tout juste d’atteindre à nouveau les quarts de finale, Tétreault fera ensuite des arrêts à Lexington, puis à Vancouver, avant de prendre la direction de Toronto, ville-hôtesse de la portion féminine de la Coupe Rogers 2009.

Elle souhaite toujours recevoir un laissez-passer pour le tableau principal du plus gros tournoi de tennis présenté au Canada dont le coup d’envoi sera donné le 17 août prochain. Sinon, elle passera par les qualifications.

« C’est quand même assez spécial de penser que je suis en mesure d’espérer une place dans le tableau principal alors que, l’an dernier, à Montréal, j’avais dû passer par les pré-qualifications », se rappelle-t-elle.

Et à nous d’ajouter, c’est quand même spécial, tout compte fait, qu’elle ait pensé tout arrêter!

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