Pour une dernière fois, Marie-Ève Pelletier a salué la foule venue l’encourager à la Coupe Rogers de Montréal. Ça se passait mercredi, en fin d’après-midi, sur le court numéro neuf du Stade Uniprix. La Québécoise de 30 ans, qui en était à sa 15e participation au tournoi de la WTA, venait de s’incliner en double au bris d’égalité avec Sharon Fichman contre Dominika Cibulkova et Daniela Hantuchova.
Après les Canadiennes, ce fut au tour des Slovaques de bénéficier d’un point de match au super tie break. Cibulkova et Hantuchova n’ont pas manqué leur coup. Au terme d’un match chaudement disputé qui a donné lieu à du jeu enlevant, elles se sont sauvées avec une victoire de 5-7, 6-3 et 12-10.
« C’est parfois cruel le tennis, a lancé Marie-Ève Pelletier après la rencontre. C’est particulièrement le cas en double. Le tie-break ne s’est pas joué à grand-chose. C’est dommage car nous voulions vraiment gagner ici. Ça nous tenait à cœur. Mais nous n’avons aucun regret. Surtout que ce sont deux excellentes joueuses. »
La Repentignoise a évoqué avec le sourire ses derniers moments passés sur le terrain au Stade Uniprix. « En fait, j’ai préféré ne pas trop y penser. Je faisais comme si j’étais dans un autre tournoi, ailleurs qu’à Montréal. »
Pelletier a décidé il y a quelques mois déjà que cette saison serait sa dernière. Ses succès en double mais aussi en simple ne semblent pas avoir poussé l’athlète à reconsidérer son choix. « Avant aujourd’hui, j’étais sur une lancée de 15 victoires en double. Cette année, j’ai remporté un titre challenger en simple pour la troisième fois seulement de ma carrière. Et j’ai aussi réussi mon objectif de me qualifier pour un tournoi du Grand Chelem puisque je serai des qualifications au US Open dans quelques semaines. J’ai encore le niveau, c’est ce qui rend la fin un peu plus difficile que prévu. »
Rappelons que plus tôt en semaine, lors des qualifications en simple, Pelletier est passée bien près de surprendre la Française Aravane Rezai, une ancienne top-20 mondiale. Après avoir obtenu un point de match, la Québécoise s’est inclinée 2-6, 7-6(8) et 7-6(7).
« Le niveau de jeu est toujours là et j’aime encore toujours autant la compétition. Je serais heureuse de pouvoir continuer à jouer que les matchs. C’est tout ce qui tourne autour, comme les nombreux voyages par exemple, qui commence à être mentalement plus difficile à vivre. »
Après le US Open, son dernier tour de piste la mènera-t-elle à Québec pour le Challenge Bell? « Je sais pas. Je n’ai pas encore décidé. »
Pelletier se dit maintenant prête à relever de nouveaux défis. « Il y a plusieurs possibilités à étudier. J’aimerais peut-être faire le saut du côté des médias. Ce sera peut-être plus facile d’analyser les matchs que de les jouer! », a lancé une Marie-Ève Pelletier souriante, apparemment en paix avec sa décision.