Wozniak à l’aise avec les meilleures
2009.06.21 | Presse Canadienne

La Blainvilloise Aleksandra Wozniak croit depuis longtemps qu’elle a ce qu’il faut pour accéder au top 10 de la WTA.

Avec sa belle performance à Wimbledon, elle pourrait bien s’en approcher réellement.

Wozniak est la figure de proue de la délégation canadienne pour le tournoi de Wimbledon, qui commence lundi. On y trouve aussi Stéphanie Dubois de Laval, Frank Dancevic de Niagara Falls et le Torontois Daniel Nestor, en double avec son partenaire serbe Nenad Zimonjic.

Wozniak, 21 ans, aborde le tournoi comme 23e à la WTA. Elle vient d’atteindre les demi-finales à Eastbourne, où elle a notamment battu Svetlana Kuznetsova, championne de Roland-Garros. Une participation aux quarts de finale ou mieux, sur le gazon anglais, pourrait lui valoir une place dans le top 15.

Avec son niveau de confiance plus haut que jamais, Wozniak est d’avis qu’elle peut offrir une solide prestation à Wimbledon.

“Je pense avoir beaucoup progressé depuis un an, a dit Wozniak, qui aura comme première rivale l’Italienne Francesca Schiavone. Je deviens plus confortable, et je suis à ma place avec les meilleures joueuses.”

Il serait bien difficile de la contredire, à la lumière de ses récentes performances.

Après un parcours inspiré jusqu’aux huitièmes de finale à Roland-Garros, où elle a perdu devant la numéro deux Serena Williams, Wozniak a été impressionnante à Eastbourne, battant Kuznetsova 6-0, 6-3. Elle a par la suite obtenu des gains en deux sets contre Jie Zheng et Vera Dushevina, avant de s’incliner en trois manches contre la Danoise Caroline Wozniacki.

L’année n’avait pas aussi bien commencé pour la sympathique Québécoise, qui a dû s’absenter pendant un mois au printemps, blessée à l’épaule. À son retour, elle a été hésitante pendant un certain temps.

“Elle était un petit peu fragile après sa blessure à l’épaule, a dit son entraîneur Rob Steckley. Elle frappe vraiment très fort, et elle est capable d’amener son jeu à un niveau de top 10, potentiellement top 5, et pour ça elle se doit d’être forte mentalement. Je pense que c’est quelque chose qui connait une belle progression chez elle, cette capacité d’avoir confiance en ses coups.”

Si elle atteignait le troisième tour de Wimbledon, Wozniak pourrait y retrouver la 12e tête de série Marion Bartoli, une joueuse que la Blainvilloise a battu deux fois en autant d’occasions – incluant en finale à Stanford, l’an dernier, où Wozniak a remporté son premier titre sur le circuit féminin.

Dancevic, 126e, a amorcé le tournoi d’Eastbourne en surprenant le favori Igor Andreev, en route vers une deuxième présence en finale en carrière. Bien qu’il y ait subi la défaite 6-3, 7-6 (5) contre Dmitry Tursunov, l’Ontarien de 24 ans croit que son jeu a repris du mieux à temps pour Wimbledon.

“J’avais de la difficulté à prendre confiance cette année, je ne gagnais pas souvent, a dit Dancevic, qui affrontera le Belge Steve Darcis (72e), au premier tour. J’essayais simplement de pouvoir jouer le plus de matches possible (à Eastbourne). C’est une excellente chose que ça arrive tout juste avant Wimbledon.”

Avant Eastbourne, sa seule victoire dans un tournoi ATP, jusque là en 2009, était survenue en mars contre Philipp Kohlschreiber, au premier tour de l’Omnium Sony Ericsson.

Après avoir renoué avec son ancien entraîneur Martin Laurendeau, Dancevic, qui a déjà atteint le 65e rang mondial, a vu un changement de cap opérer dans son jeu.

“L’aspect sur lequel nous avons le plus travaillé, c’est le côté compétitif des choses, a dit Laurendeau. Frank a subi beaucoup de défaites lors des premiers tours, ces quatre ou cinq derniers mois, et son jeu et sa confiance ont beaucoup fluctué. C’était seulement une question de s’asseoir et d’établir les priorités. Il a réussi à gagner beaucoup en confiance à l’approche de Wimbledon, et c’était vraiment la priorité à cette étape-ci.”

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